Àl’approche de la fin du premier degré de l’enseignement secondaire, les élèves belges francophones et leurs parents se trouvent face à une décision cruciale : choisir entre l’enseignement général et l’enseignement qualifiant. Cette orientation peut déterminer non seulement le parcours scolaire immédiat, mais aussi les perspectives professionnelles futures. Dans le système éducatif belge, cette bifurcation représente l’un des premiers grands carrefours d’orientation qui façonnera le chemin vers la vie adulte.
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Pourtant, ce choix s’effectue souvent sur base d’informations parcellaires, de préjugés tenaces ou d’idées reçues sur la valeur respective de ces deux filières. L’enseignement général est fréquemment perçu comme la voie « noble » menant aux études supérieures, tandis que l’enseignement qualifiant souffre parfois d’une image de « voie de garage » pour élèves en difficulté. Ces perceptions sont-elles fondées ? Quels sont les véritables atouts et limites de chaque filière ?
Dans un contexte de réformes importantes, notamment avec le Pacte d’Excellence qui transforme progressivement le paysage éducatif belge, il est plus que jamais nécessaire de comprendre les spécificités, les avantages et les débouchés réels de ces deux trajectoires éducatives. Comment faire un choix éclairé qui corresponde véritablement aux aspirations, aux talents et aux projets d’avenir de chaque jeune ?
Cet article propose une analyse approfondie et objective des filières d’enseignement général et qualifiant en Belgique francophone, pour accompagner élèves et parents dans cette décision déterminante.
Le système éducatif belge francophone : structure et organisation
Organisation générale de l’enseignement secondaire
En Fédération Wallonie-Bruxelles, l’enseignement secondaire est structuré en trois degrés de deux ans chacun, couvrant généralement la période de 12 à 18 ans. Le premier degré (12-14 ans) est considéré comme le degré d’observation, le deuxième (14-16 ans) comme le degré d’orientation, et le troisième (16-18 ans) comme le degré de détermination selon enseignement.be.
Le premier degré est majoritairement commun à tous les élèves, avec toutefois une distinction entre le parcours commun pour les élèves ayant obtenu leur Certificat d’Études de Base (CEB) et le parcours différencié pour ceux qui ne l’ont pas encore acquis. La véritable différenciation s’opère à partir du deuxième degré, où l’enseignement se divise en quatre formes principales :
- ➔L’enseignement général (G)
- ➔L’enseignement technique (T)
- ➔L’enseignement artistique (A)
- ➔L’enseignement professionnel (P)
Ces formes sont elles-mêmes organisées en sections :
- ➔De transition (visant la poursuite d’études supérieures)
- ➔De qualification (préparant plus directement à l’entrée dans la vie professionnelle)
L’enseignement général est systématiquement organisé en section de transition, l’enseignement professionnel en section de qualification, tandis que les enseignements technique et artistique peuvent être organisés dans les deux sections selon le portail officiel de l’enseignement.
Les réformes récentes et le Pacte d’Excellence
Le Pacte pour un Enseignement d’Excellence, lancé en 2016, constitue une réforme majeure qui modifie progressivement l’organisation de l’enseignement en Belgique francophone. Parmi ses mesures phares figurent l’allongement du tronc commun jusqu’à la 3e secondaire (actuellement en phase de déploiement) et une transformation profonde de l’enseignement qualifiant.
Cette réforme vise notamment à limiter les orientations précoces et à valoriser davantage l’enseignement qualifiant pour qu’il devienne un choix positif et non la conséquence de relégations ou d’échecs scolaires comme le souligne le Pacte pour un Enseignement d’Excellence.
Depuis la rentrée 2023-2024, le nouveau Parcours d’Enseignement Qualifiant (PEQ) est progressivement généralisé à tous les élèves. L’une des innovations notables est la suppression de la distinction traditionnelle entre technique et professionnel au profit d’un enseignement qualifiant unifié, organisé sur trois années (de la 4e à la 6e).
L’enseignement général : caractéristiques et particularités
Objectifs et organisation
L’enseignement général a pour objectif principal de fournir aux élèves une formation académique solide et polyvalente, les préparant essentiellement à la poursuite d’études supérieures. Il propose une formation équilibrée entre différentes disciplines théoriques : mathématiques, sciences, langues, sciences humaines, etc.
Organisé exclusivement en section de transition, l’enseignement général se caractérise par :
- ➔Une prédominance des cours théoriques
- ➔Peu ou pas de pratique professionnelle
- ➔Une charge horaire importante en formation générale
- ➔Des options à caractère théorique (latin, sciences fortes, mathématiques renforcées, langues modernes, sciences économiques, sciences sociales…)
La formation vise à développer les capacités d’analyse, de synthèse, d’abstraction et de réflexion critique des élèves, tout en leur fournissant un bagage culturel étendu.
Forces et atouts
L’enseignement général présente plusieurs avantages significatifs :
- ➔Polyvalence et ouverture maximale : Il maintient ouvertes le plus grand nombre de portes pour les études supérieures, permettant d’accéder à pratiquement toutes les filières universitaires ou de hautes écoles.
- ➔Fondations théoriques solides : Il développe des compétences transversales (analyse, rédaction, langues, raisonnement logique) applicables dans de nombreux contextes professionnels.
- ➔Perspectives d’emploi à long terme : Selon les statistiques, les diplômés de l’enseignement supérieur bénéficient d’un taux d’emploi plus élevé sur le long terme. En 2024, le taux d’emploi des personnes hautement qualifiées en Belgique est estimé à 86,6%, contre 49,2% pour les moins qualifiés selon la Ligue de l’Enseignement.
- ➔Valorisation sociale : Il faut reconnaître que l’enseignement général bénéficie encore d’une reconnaissance sociale plus importante, ce qui peut constituer un avantage dans certains contextes.
Limites et points d’attention
Malgré ses atouts, l’enseignement général présente certaines limitations :
- ➔Caractère abstrait et théorique : L’approche essentiellement théorique peut démotiver les élèves qui ont besoin de concret et d’applications pratiques pour s’engager dans leurs apprentissages.
- ➔Absence d’expérience professionnelle : Les élèves terminent leur parcours secondaire sans véritable expérience du monde du travail ni compétences professionnelles directement valorisables.
- ➔Orientation parfois tardive : La formation généraliste peut retarder la découverte des intérêts et talents spécifiques, conduisant parfois à des réorientations coûteuses dans l’enseignement supérieur.
- ➔Pression de la performance académique : L’accent mis sur les résultats scolaires peut générer stress et anxiété chez certains élèves.
- ➔Risque d’échec dans le supérieur : Les élèves issus de l’enseignement général qui s’orientent vers le supérieur sans projet précis peuvent connaître des difficultés. Selon différentes études, environ 60% des étudiants de première génération échouent ou abandonnent en première année d’enseignement supérieur.
L’enseignement qualifiant : caractéristiques et particularités
Objectifs et organisation
L’enseignement qualifiant regroupe aujourd’hui les anciennes filières technique et professionnelle. Depuis les réformes récentes, notamment le nouveau Parcours d’Enseignement Qualifiant (PEQ), il vise à former les élèves à des métiers spécifiques tout en leur fournissant une formation générale suffisante.
Il se caractérise par :
- ➔Une combinaison de cours généraux et de cours techniques
- ➔Une part importante de formation pratique
- ➔Des stages en entreprise
- ➔Une certification progressive modulaire
- ➔Une organisation en secteurs professionnels (agronomie, industrie, construction, hôtellerie-alimentation, etc.)
Le PEQ organise désormais la formation sur trois années (de la 4e à la 6e) avec une approche modulaire : les élèves valident progressivement différentes unités d’apprentissage, ce qui permet une progression plus individualisée comme l’explique enseignement.be.
Forces et atouts
L’enseignement qualifiant présente de nombreux avantages :
- ➔Formation concrète et pratique : Les élèves acquièrent des compétences directement applicables et voient concrètement le fruit de leur travail, ce qui peut être très motivant.
- ➔Employabilité rapide : À la sortie du secondaire, les diplômés possèdent une qualification professionnelle reconnue qui leur permet d’entrer directement sur le marché du travail.
- ➔Stages et expérience professionnelle : L’immersion en milieu professionnel facilite la transition école-travail et la construction d’un réseau.
- ➔Réponse aux besoins du marché : De nombreuses formations qualifiantes correspondent à des métiers en pénurie ou en tension. Selon le Forem, en 2024, 162 métiers sont considérés en tension en Wallonie, dont 112 en pénurie de main-d’œuvre comme le rapporte le SIEP.
- ➔Poursuite d’études possible : Contrairement à certaines idées reçues, l’enseignement qualifiant n’exclut pas la poursuite d’études supérieures, particulièrement dans les filières techniques de qualification et grâce à certaines passerelles.
- ➔Réduction du décrochage : L’approche plus concrète et l’organisation modulaire visent expressément à réduire le redoublement et le décrochage scolaire.
Limites et points d’attention
L’enseignement qualifiant présente également certaines limites :
- ➔Accès restreint à certaines études supérieures : Bien que la poursuite d’études soit possible, certaines filières universitaires restent difficiles d’accès sans une préparation complémentaire.
- ➔Image sociale parfois dévalorisée : Malgré les efforts pour revaloriser ces filières, elles souffrent encore parfois d’une perception négative, ce qui peut affecter l’estime de soi des élèves.
- ➔Spécialisation précoce : Le choix d’un secteur professionnel dès 14-15 ans peut s’avérer prématuré pour certains jeunes dont les intérêts évoluent.
- ➔Exposition aux fluctuations du marché du travail : Une formation trop spécifique peut créer une vulnérabilité face aux évolutions technologiques et économiques rapides.
- ➔Disparités régionales d’insertion : Les taux d’insertion professionnelle varient selon les régions. À Bruxelles, le taux est de 57% pour les diplômés du technique, contre 78% pour les diplômés du supérieur de type court. En Wallonie, l’écart est moindre (63% pour le qualifiant contre 68% pour les masters) selon une analyse de L’Echo.
Critères de choix : comment s’orienter selon son profil ?
Connaître ses aptitudes et aspirations
Avant de choisir entre enseignement général et qualifiant, il est essentiel de prendre en compte plusieurs facteurs personnels :
- ➔Style d’apprentissage : Certains élèves apprennent mieux par la théorie et l’abstraction, d’autres par la pratique et l’expérimentation. Les outils d’orientation comme VizualJob peuvent aider à identifier ces préférences d’apprentissage grâce à une approche innovante basée sur les réactions visuelles et émotionnelles.
- ➔Centres d’intérêt : L’intérêt pour des domaines spécifiques (sciences, technologies, arts, relations humaines…) peut orienter vers certaines filières.
- ➔Projet professionnel : Si un élève a déjà une idée précise du métier qu’il souhaite exercer, cela peut influencer significativement son choix.
- ➔Résultats scolaires actuels : Sans être déterminants, les résultats dans certaines matières peuvent indiquer des prédispositions et facilités d’apprentissage.
- ➔Ambitions académiques : Le souhait ou non de poursuivre des études supérieures longues est un facteur important à considérer.
Évaluer les facteurs externes
Plusieurs éléments contextuels doivent également être pris en compte :
- ➔Offre de formation locale : Toutes les options ne sont pas disponibles dans tous les établissements, et la proximité géographique peut être un critère pratique important.
- ➔Perspectives d’emploi : Les débouchés professionnels varient selon les secteurs et évoluent dans le temps. Les métiers en pénurie offrent généralement de meilleures perspectives d’insertion rapide.
- ➔Possibilités de réorientation : Il est important de considérer les passerelles existantes et la flexibilité du parcours choisi.
- ➔Soutien familial : L’accompagnement de la famille dans le projet scolaire et professionnel est un facteur de réussite.
Outils d’aide à l’orientation
Pour éclairer ce choix, plusieurs ressources sont disponibles :
- ➔Les Centres PMS (Psycho-Médico-Sociaux) : Présents dans chaque école, ils proposent des entretiens individuels et des tests d’orientation.
- ➔Les centres SIEP (Service d’Information sur les Études et les Professions) : Ils offrent documentation et conseils personnalisés sur les filières et métiers.
- ➔Le portail monorientation.be : Site officiel de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui centralise l’information sur l’orientation scolaire.
- ➔VizualJob : Une approche novatrice d’orientation scolaire et professionnelle qui utilise la réaction aux images pour identifier les préférences profondes. Cet outil permet notamment d’identifier les secteurs d’activité préférés, les types de professions privilégiés et les cadres de travail idéaux pour chaque jeune, offrant ainsi une perspective différente et complémentaire des tests traditionnels.
- ➔Les salons d’orientation : Organisés régulièrement (SIEP, Salon de l’Étudiant…), ils permettent de rencontrer des professionnels et des établissements.
- ➔Les stages d’observation : Immersions courtes en milieu professionnel ou scolaire pour découvrir concrètement une filière ou un métier.
Parcours et perspectives après le choix
Parcours dans l’enseignement général
Les élèves qui choisissent l’enseignement général suivent un parcours axé sur les matières théoriques, avec différentes options possibles (latin, sciences, langues, économie, sciences sociales…). À l’issue de la 6e année, ils obtiennent le Certificat d’Enseignement Secondaire Supérieur (CESS) qui leur donne accès à l’enseignement supérieur.
Les principales perspectives après l’enseignement général sont :
- ➔Études universitaires : Accessibles dans pratiquement tous les domaines (sciences, médecine, droit, sciences humaines…).
- ➔Hautes écoles : Formations plus professionnalisantes dans des domaines variés (paramédical, économique, technique, pédagogique…).
- ➔Écoles supérieures des arts : Pour les filières artistiques spécialisées.
- ➔Formation professionnelle complémentaire : Pour acquérir des compétences pratiques spécifiques.
- ➔Entrée sur le marché du travail : Bien que moins fréquente, cette option reste possible, notamment dans certains secteurs administratifs.
Parcours dans l’enseignement qualifiant
Les élèves de l’enseignement qualifiant suivent une formation plus spécialisée, combinant cours généraux et formation pratique dans un secteur professionnel choisi. À l’issue du parcours, ils peuvent obtenir :
- ➔Le Certificat de Qualification (CQ) attestant leurs compétences professionnelles
- ➔Le CESS dans certaines filières (technique de qualification et 7e professionnelle), ouvrant aussi la porte aux études supérieures
Les débouchés après l’enseignement qualifiant sont multiples :
- ➔Entrée directe dans le monde professionnel : Avec une qualification reconnue dans le secteur choisi.
- ➔Études supérieures de type court : Particulièrement dans le prolongement de la spécialisation (bachelier professionnalisant).
- ➔Formation en alternance ou apprentissage : Pour compléter la formation par une spécialisation.
- ➔7e année de spécialisation : Pour obtenir une qualification supplémentaire ou le CESS.
- ➔Création d’entreprise : Certaines filières préparent particulièrement bien à l’entrepreneuriat.
Possibilités de réorientation
Le système éducatif belge offre plusieurs possibilités de réorientation :
- ➔Changements d’option ou de forme : Possibles sous certaines conditions, principalement en début d’année ou entre deux années du même degré comme l’explique MonOrientation.
- ➔Année complémentaire : Dans certains cas, pour renforcer les acquis avant une réorientation.
- ➔Enseignement de promotion sociale : Pour reprendre des études ou se réorienter une fois dans la vie active.
- ➔Jury central : Pour obtenir des certifications par validation de compétences, indépendamment du parcours scolaire.
- ➔Validation des compétences : Reconnaissance officielle de compétences acquises par l’expérience professionnelle.
Témoignages et cas pratiques
Profils adaptés à l’enseignement général
Profil 1 : L’élève à l’aise avec l’abstraction
Sarah a toujours aimé les matières théoriques et montre de bonnes capacités d’analyse et de raisonnement abstrait. Elle apprécie particulièrement les mathématiques et les sciences, mais n’a pas encore d’idée précise du métier qu’elle souhaite exercer. Pour elle, l’enseignement général est un bon choix car il lui permettra d’explorer différents domaines tout en développant ses capacités analytiques, avant de se spécialiser dans l’enseignement supérieur.
Profil 2 : L’élève aux intérêts diversifiés
Thomas s’intéresse à de nombreux sujets (littérature, histoire, sciences…) et excelle dans plusieurs matières. Il envisage des études universitaires, possiblement en droit ou en sciences politiques. L’enseignement général lui offre l’occasion de maintenir cette polyvalence tout en acquérant les bases nécessaires à ses ambitions académiques.
Profils adaptés à l’enseignement qualifiant
Profil 1 : L’élève orienté projet concret
Mehdi s’ennuie dans les cours trop théoriques mais s’anime dès qu’il s’agit de réaliser des projets concrets. Passionné par l’informatique et la programmation, il a utilisé l’outil VizualJob qui a confirmé son attrait pour les environnements techniques et créatifs. L’enseignement qualifiant en informatique lui permettra de développer des compétences pratiques dans son domaine de prédilection, tout en gardant la possibilité de poursuivre vers un bachelier en informatique.
Profil 2 : L’élève avec un projet professionnel défini
Lisa est passionnée par la coiffure depuis son plus jeune âge. Elle a déjà fait plusieurs stages d’observation qui ont confirmé son intérêt pour ce métier. Pour elle, l’enseignement qualifiant est une évidence : il lui permettra d’acquérir les compétences techniques nécessaires et d’entrer rapidement dans la vie active, avec la possibilité ultérieure de se spécialiser ou de créer son propre salon.
Situations intermédiaires et cas particuliers
Profil 1 : L’élève en questionnement
Kevin a des résultats moyens dans toutes les matières sans montrer d’intérêt marqué pour un domaine particulier. Il ne sait pas encore vers quel métier s’orienter. Dans son cas, un accompagnement renforcé est nécessaire, combinant tests d’orientation comme ceux proposés par VizualJob, entretiens avec le centre PMS, et éventuellement stages d’observation dans différents secteurs pour l’aider à définir ses centres d’intérêt.
Profil 2 : L’élève en difficulté temporaire
Yasmine a connu des difficultés scolaires durant le premier degré en raison de problèmes familiaux, mais elle montre des capacités certaines lorsqu’elle est bien encadrée. Plutôt que d’opter automatiquement pour une filière qualifiante, une analyse approfondie de ses difficultés et de ses potentialités est nécessaire pour déterminer l’orientation la plus appropriée à sa situation particulière.
Mythes et réalités sur les filières d’enseignement
Idées reçues sur l’enseignement général
Mythe 1 : « L’enseignement général est réservé aux meilleurs élèves »
Réalité : L’enseignement général correspond à un certain type d’apprentissage (plus théorique) mais ne constitue pas en soi une hiérarchie de niveau. Des élèves brillants peuvent s’épanouir davantage dans l’enseignement qualifiant s’il correspond mieux à leur profil d’apprentissage.
Mythe 2 : « Avec un diplôme d’enseignement général, on trouve facilement un emploi »
Réalité : Le CESS seul, sans qualification professionnelle ni études supérieures, offre peu de débouchés professionnels directs. Selon Le Forem, l’enseignement général fait partie des filières avec un taux d’insertion sous la moyenne pour les jeunes demandeurs d’emploi.
Mythe 3 : « L’enseignement général prépare à tout »
Réalité : S’il offre une formation polyvalente, l’enseignement général ne prépare pas directement aux compétences professionnelles spécifiques requises dans de nombreux secteurs. Une formation complémentaire est souvent nécessaire.
Idées reçues sur l’enseignement qualifiant
Mythe 1 : « L’enseignement qualifiant est une voie de garage »
“L’enseignement qualifiant offre des perspectives professionnelles réelles et variées, particulièrement dans les métiers en pénurie. En Wallonie, le taux d’insertion professionnelle des diplômés du qualifiant (63%) s’approche de celui des détenteurs d’un master (68%) selon les analyses économiques récentes.
Mythe 2 : « Avec l’enseignement qualifiant, on ne peut pas faire d’études supérieures »
Réalité : Le qualifiant de type technique et certaines options professionnelles (moyennant une 7e année) donnent accès au CESS et donc aux études supérieures. Des passerelles existent également pour les autres filières.
Mythe 3 : « L’enseignement qualifiant, c’est pour ceux qui n’aiment pas étudier »
Réalité : L’enseignement qualifiant exige aussi des efforts intellectuels importants, mais dans une approche différente, plus concrète et appliquée. Certaines filières techniques sont particulièrement exigeantes au niveau théorique.
Préjugés sociaux et réalités du marché du travail
Il existe un décalage important entre la perception sociale des filières et les réalités du marché du travail. Alors que l’enseignement général bénéficie souvent d’un prestige supérieur, certains secteurs professionnels accessibles via l’enseignement qualifiant offrent d’excellentes perspectives d’emploi et de rémunération.
Par exemple, selon le Forem, de nombreux métiers en pénurie se trouvent dans des secteurs techniques ou manuels : électriciens, techniciens de maintenance, mécaniciens, infirmiers, chauffagistes… Ces professions, accessibles via l’enseignement qualifiant, offrent souvent des conditions d’emploi très favorables comme le confirme le SIEP.
Conseils pratiques pour une orientation réussie
Pour les élèves
- ➔S’informer largement : Explorer les différentes options sans se limiter aux idées reçues ou aux choix des amis.
- ➔S’auto-évaluer honnêtement : Identifier ses points forts, ses centres d’intérêt et son style d’apprentissage préféré. Des outils comme VizualJob peuvent vous aider à découvrir vos préférences profondes et vos talents naturels à travers une approche visuelle innovante.
- ➔Tester par l’expérience : Participer à des journées portes ouvertes, des stages d’observation ou des ateliers découverte.
- ➔Se projeter à long terme : Réfléchir non seulement au parcours scolaire mais aussi aux perspectives professionnelles qui en découlent.
- ➔Rester ouvert aux réorientations : Se rappeler que le premier choix n’est pas définitif et que des passerelles existent.
Pour les parents
- ➔Accompagner sans imposer : Aider l’enfant à clarifier ses propres aspirations plutôt que de projeter ses attentes personnelles.
- ➔Dépasser les préjugés : S’informer objectivement sur les différentes filières au-delà des idées reçues.
- ➔Valoriser tous les talents : Reconnaître que l’intelligence pratique et manuelle est aussi précieuse que l’intelligence abstraite.
- ➔Encourager l’exploration : Faciliter les contacts avec des professionnels de différents secteurs et les visites d’établissements.
- ➔Faire confiance aux professionnels : Consulter les experts de l’orientation (centres PMS, SIEP, conseillers en orientation) et utiliser les outils spécialisés comme VizualJob pour obtenir un éclairage complémentaire.
Calendrier et étapes clés
Le processus d’orientation devrait idéalement suivre un calendrier progressif :
En 1ère et 2e secondaire :
- ➔Découverte générale des filières et options
- ➔Identification des matières préférées et des points forts
- ➔Premières réflexions sur les centres d’intérêt professionnels
En fin de 2e secondaire :
- ➔Entretien avec le centre PMS
- ➔Information sur les différentes filières du 2e degré
- ➔Premier test d’orientation comme VizualJob
En 3e et 4e secondaire :
- ➔Approfondissement de la réflexion sur les projets d’avenir
- ➔Stages d’observation éventuels
- ➔Information plus précise sur les options du 3e degré
En 5e et 6e secondaire :
- ➔Pour l’enseignement général : préparation au choix d’études supérieures
- ➔Pour l’enseignement qualifiant : spécialisation et préparation à l’insertion professionnelle ou aux études supérieures
- ➔Stages professionnels
Conclusion : au-delà des clichés, faire un choix personnalisé
Le choix entre enseignement qualifiant et général ne devrait pas être guidé par des préjugés ou des pressions sociales, mais par une analyse lucide des aptitudes, aspirations et projets de chaque élève. Les deux filières ont leur légitimité et leur valeur dans un système éducatif équilibré et répondent à des besoins différents, tant pour les individus que pour la société.
Les réformes en cours, notamment avec le Pacte d’Excellence, visent justement à revaloriser l’enseignement qualifiant et à fluidifier les parcours entre les différentes filières. L’objectif est que l’orientation vers le qualifiant devienne un choix positif et non une relégation, tandis que l’enseignement général reste une voie adaptée à ceux qui souhaitent poursuivre des études théoriques approfondies.
Au final, la « bonne » orientation est celle qui correspond le mieux au profil unique de chaque élève, à ses talents, à ses aspirations et à son projet de vie. Pour faire ce choix éclairé, n’hésitez pas à vous appuyer sur les nombreuses ressources disponibles, comme les centres PMS, les SIEP, le portail monorientation.be et des outils innovants comme VizualJob qui apportent un éclairage complémentaire sur vos préférences et potentiels.
Ressources utiles
- ➔Enseignement.be : Le portail officiel de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles
- ➔MonOrientation.be : Portail officiel de l’orientation des élèves en FWB
- ➔SIEP : Service d’Information sur les Études et les Professions
- ➔VizualJob : Test d’orientation visuelle innovant
- ➔Le Forem : Office wallon de la formation professionnelle et de l’emploi
- ➔Actiris : Service public de l’emploi pour la région de Bruxelles-Capitale
- ➔Pacte pour un Enseignement d’Excellence : Information sur les réformes en cours
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